Le SÉSUM appuie la grève du SÉÉUM-1186!

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Le SEEUM-1186, le syndicat des employé-e-s d’entretien de l’Université de Montréal représentant les techniciens en mécanique du bâtiment et les mécaniciens en machines fixes, est en grève depuis le 14 mars dernier. Le SÉSUM soutient ces employé-e-s de l’Université de Montréal dans leurs moyens de pression et dénonce les tactiques antisyndicales de l’employeur dans ce dossier.

Les 18 TMB (techniciens en mécanique du bâtiment) et MMF (mécaniciens en machines fixes), sans convention collective depuis avril 2015, manifestent depuis maintenant trois mois en face des divers pavillons de l’Université de Montréal. Les principaux points de litige concernent le recours aux sous-traitants du secteur privé pour le campus MIL à Outremont, la durée de la convention collective et l’accumulation des heures supplémentaires dans une banque de temps. Après multiples rencontres de conciliation, le syndicat a refusé l’offre finale de l’Université le 5 mars pour par la suite déclencher la grève le 14 mars.

Arborant des pancartes telles « Meilleur employeur? Pas selon nos contestations! », « Négociez! Négociez! Arrêtez de nous matraquer! » et « Les MMF sont absents, qui s’occupe de vous? », les ouvriers ont manifesté en face du métro Université-de-Montréal par une froide journée de mars à peine une semaine après le déclenchement de leur grève. Plusieurs syndicats avaient répondu à l’appel, dont le SEEUM-1244 (Syndicat des employé-e-s de l’Université de Montréal), le SEUQAM (Syndicat des employé-e-s de l’UQÀM), le Conseil régional du Montréal métropolitain de la FTQ et le SÉSUM.

C’est au cours de cette manifestation que la responsable à la mobilisation du SÉSUM, Caroline Blier-Langdeau a pris la parole pour appuyer les moyens de pression en cours et à venir. « Faire grève à l’Université de Montréal n’est pas facile. C’est le cas de le dire, l’employeur est vite sur la répression. » La longue durée des négociations de la convention collective du SEEUM-1186 effectivement pas la première preuve que l’Université est de mauvaise foi dans ce dossier quand vient le temps de s’asseoir à la table : celle-ci aurait d’ailleurs fait usage de briseurs de grève par des sous-traitants illégalement afin de casser la mobilisation des TMB et MMF. Pour chance, le Tribunal administratif du travail (TAT) avait donné raison en partie au syndicat dans leur recours, et le syndicat continue d’aller de l’avant pour faire entendre sa cause sur le fond. Suite à la dénonciation des briseurs de grève, des membres de l’exécutif de la section locale ont été suspendus pour fins d’enquête, ce qui sous-tend des pratiques de répression de la part de l’employeur.

Toujours dans la même visée d’instaurer un climat de peur, l’Université a même menacé de supprimer les assurances collectives des 18 ouvriers en grève et de leurs familles. Suite à cette annonce, les syndiqué-e-s ont fait paraître des publicités autour du campus et dans les stations de métro avoisinantes pour dénoncer « les pratiques syndicales honteuses » de l’Université. Ce n’est qu’après ces publicités que l’Université a envoyé une mise en demeure au syndicat, ainsi qu’une demande d’un dédommagement de 500 000$ à cause de ces « publicités mensongères » qui porteraient atteinte à sa réputation. Face à cette attitude antisyndicale, le SEEUM-1186 n’a aucune intention de rétracter ses publicités.

Après avoir souligné l’importance de la solidarité syndicale dans des temps de mobilisation aussi importants, Caroline Blier-Langdeau a réitéré une fois de plus l’appui du SÉSUM à la grève du SEEUM-1186 : « Camarades, on m’a dit que vous reconduiriez possiblement votre mandat de grève. La décision vous revient. Sachez toutefois que peu importe ce que vous choisissez, nous serons toujours à vos côtés. »

Le 5 juillet, les membres du SEEUM-SCFP 1186 ont accepté les recommandations du conciliateur à la faible majorité, et négociaient, en date de rédaction de cet article, le protocole de retour au travail.