Solidarité envers les étudiant.e.s internationales et internationaux

 

Le SÉSUM se voit particulièrement inquiet de la situation des étudiant.e.s internationaux et souhaite réitérer son soutien et sa présence pour toutes et tous ses membres qui sont des étudiant.e.s salarié.e.s étrangères et étrangers.

Au cours des derniers mois, nous nous sommes mobilisé.e.s pour défendre, représenter et promouvoir leurs intérêts. En premier lieu, de nombreux.euses étudiant.e.s étranger.ères n’ont toujours pas obtenu du gouvernement fédéral la remise de leur permis d’étude. Sans ceux-ci, les étudiant.e.s étranger.ère.s n’ont pas la possibilité d’avoir un numéro d’assurance sociale (NAS) temporaire qui leur permet de travailler et de survenir à leurs besoins. Tant le gouvernement fédéral de Trudeau que celui de la CAQ au provincial ont offert une possibilité de dérogation aux universités québécoises et canadiennes en leur permettant d’inscrire les étudiant-e-s sans permis d’études. Cela étant dit, aucune dérogation n’a été mise en place pour leur permettre d’obtenir un NAS temporaire.

Plusieurs étudiant.e.s étranger.ère.s dépendent pourtant de ces revenus pour subvenir à leurs besoins. En somme, lorsque vient le temps de prendre leur argent (en leur permettant de s’inscrire), aucune dérogation n’est impossible, mais lorsque vient le temps de leur permettre d’obtenir de l’argent en travaillant, soudainement aucune dérogation n’est possible. Cette situation a un nom: cela s’appelle du racisme systémique

Au début septembre, l’UdeM nous a annoncé qu’elle comptait ainsi engager les étudiant.e.s étranger.ères (sans NAS) en tant que travailleur.euse autonome ce qui aurait impliqué:

  • des taux salariaux significativement plus bas que ceux-celles prévues à la convention collective;
  • aucune protection prévue aux lois et normes du travail, notamment en regard de l’obligation d’offrir un milieu de travail exempt de harcèlement;
  • aucune protection syndicale.

Le SÉSUM s’est battu pour obtenir certaines garanties de l’Université, soit;

  • que les litiges survenus dans le cadre de la prestation de travail soit discuté avec le Syndicat (le SÉSUM); 
  • que tous les taux salariaux soient les mêmes que ceux couverts par la convention collective.

Cela étant dit, ces garanties ne sont toujours pas suffisantes et sans l’obtention du NAS, celles et ceux-ci ne sont toujours pas couvert par de nombreuses normes du travail, telle que la responsabilité de l’employeur de protéger leur santé et sécurité. Nous continuons et continuerons à nous battre pour les étudiant.e.s internationaux.ales.

En second lieu, le SÉSUM a participé activement aux manifestations contre la réforme du PEQ imposée par le gouvernement Legault. De nombreuses recherches mettent en lumière les barrières structurelles et systémiques que vivent les minorités ethniques et visibles sur le marché du travail. Par son choix de réforme du PEQ, le gouvernement semble choisir de mettre encore plus de barrières aux étudiant.e.s étrangers.ères plutôt que d’aider celles et ceux-ci à vivre dans la dignité.

En troisième lieu, pour la session d’automne 2021, l’Université Laval prévoit augmenter les frais de scolarité pour les étudiant.e.s internationales.aux. Dans un contexte où la revendication de la gratuité scolaire est d’actualité, le SÉSUM est solidaire envers ces étudiant.e.s de l’Université Laval et méprise cette décision de l’administration. Les universités profitent de la pandémie pour augmenter les frais de scolarité des étudiant.e.s internationales.aux qui, contrairement aux étudiant.e.s résident.e.s et citoyen.ne.s, ne sont pas réglementées. Tout ce tableau n’a été rendu possible qu’en raison de la dérèglementation des frais de scolarité des étudiant.e.s internationaux.ales promue par le gouvernement actuel. Il s’agit d’un autre exemple où les gouvernements et les universités main dans la main s’acharnent à précariser la situation de ce groupe de personnes dont la plupart sont des personnes racialisées.

Le SÉSUM est solidaire avec le contexte que vivent les étudiant.e.s internationaux.ales, qui ne cessent de recevoir coup après coup des mesures de violence économique par le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et les universités (qui s’en lavent les mains et s’enrichissent sur leur dos).

Le SÉSUM offre un espace aux travailleurs.euses salarié.e.s, notamment à travers son Comité Étudiant.e.s étranger.ère.s, pour celles et ceux qui veulent s’engager dans l’organisation d’actions visant à défendre et faire la promotion des intérêts des étudiant.e.s étranger.ère.s. 

Certain.e.s d’entre vous nous ont déjà écrit pour manifester votre intérêt de s’impliquer avec nous dans notre lutte pour la sensibilisation à la réalité des étudiant.e.s internationaux.ales et nous vous remercions! Si vous souhaitez vous impliquer, écrivez-nous un petit courriel! Nous sommes là pour vous et tenons particulièrement à coeur les enjeux auxquels font face nos membres plus vulnérables comme les étudiant.e.s internationaux.ales. 

N’hésitez pas à contacter Milaine Awé Dzama, notre déléguée syndicale aux étudiant.e.s étranger.e.s (pollyana.marguerita.m.awe.dzama@umontreal.ca) ainsi que votre Nabila Kounda, la responsable à la mobilisation du SÉSUM (interne@sesum.org) pour de plus amples informations ou pour vous impliquer.